Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 11:40

        

 

            Extraits (suite )

              ( 2# )

 

 

           Je me reconnais dans les situations critiques . Agir seule d'abord, parler

           aux  proches ensuite .

                Et elle, comment se fait-il qu'elle soit restée seule ? Elle était si

           jolie ...Elle doit avoir ...voyons...à chaque fois mon calcul idiot, plus

          douze ... trente-cinq ans . L'âge d'une vieille fille, bien que de nos jours,

           l'expression ne veuille pas  dire grand chose .

                 Le reste des messages envoyés ou reçu ne m'apprend rien de plus .

           Je réponds des petits mots gentils en remerciant ceux que je connais,

           et en  inventant pour les autres suivant le degré d'intimité perçu dans

           leur texte .

 

 

       ...

 

            Youri et Lola avec respectivement huit et quatre ans de souvenirs sont 

            en contact avec un certain "moi" qui ne semble pas fait de l'accumula-

            tion  que nous connaissons une fois adultes . Ils ont accès à une autre

            dimension, plongent dans l'eau profonde de leur être qui diffère de

            notre notion illusoire d'un "je" de surface . Ils ne sont pas englués dans

            le macramé des années empilées , un ensemble de concepts, d'idées 

            ou de désirs sur lesquels nous  nous construisons .

Partager cet article
Repost0
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:51

 

 

   Extraits de :

    (1#)                   La vie d'une autre .

                             Frédérique Deghelt .

 

 

 

                   Pendant longtemps j'ai cru que je rêvais . J'allais me réveiller ,

             la gorge sèche,  la bouche pâteuse et une soif d'eau pour éteindre

             l'incendie d'une cuit mémorable !

                   Non . Il faut que je m'en tienne à ce qui vient de l'enfance . Il me

             faut rester lucide,  rattachée au début de ma vie .J'ai été élevée par

             ma grand -mère . Elle croyait en tout . En Dieu d'abord . Au diable

             ensuite, à ses saints, à ses agents secrets, aux signes du ciel, aux

             superstitions les plus diverses, aux insinuations de la voisine, au baratin

             du marchand de fromages . Autant dire qu'une vie dans un tel village

             avec une grand-mère remplie de foi n'aide pas à faire la part des 

             choses .

              ...

 

                   Je suis loin d'être prude mais j'ai toujours protégé des moments

               qui me semblent appartenir à la sphère de chacun pour soi . Qu'en

               reste-t-il au bout de temps d'années partagées ? Je suis déconte-

               nancée par l'accès total de l'autre à soi .Je découvre qu'après douze

               ans des attentions douces sont tombées dans l'oubli, une certaine

               forme de regard à disparu . mais ces  regards, ces gestes, je les ai

                    encore .

  

                 ...

 

                  Tu n'es pas ce que tu es . Tu es en devenir .

 

      ...

 

               Peut-être que ma grand-mère prenait garde au temps qui passait

               quand elle remontait sa montre... Bien plus que nous qui vivons dans

               un tourbillon . Aujourd'hui nous sommes emportés, nous n'avons pas

               le moindre arrêt . Ma petite femme aurait-elle le blues du temps qui

               passe ? Possible mais je ne suis pas la seule .Qu'est ce que tu peux

               me dire de la période où nous avons vécu seuls sans les enfants ?

               Quels souvenirs précis en as- tu gardés ? Sur ces quatre années,

               combien de journées en détail pourrais-tu me raconter ? Deux ?

               Trois ? Une semaine ?...Et je ne m'exclus pas de l'exercice, je me

               pose aussi la question .

Partager cet article
Repost0
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:04

 

 

       Extraits de :

                            Sa passion .

                             Véronique Olmi .

    

                       Hélène sourit à l'homme satisfait qui l'ennuyait depuis le début de

         la soirée, passa distraitement un doigts sur le rebord de son verre,

         l'espace d'un instant hésita entre se lever pour aller aux toilettes ou

         demander au journaliste assis à sa droite ce qu'il pensait des journeaux

         en ligne .

          

          ...

 

            Pourtant Hélène s'était dit que la solitude valait mieux que ça .La porte

       qui claque . Le jour qui se lève sans que des amants se soient regardés,

       sans que leurs couleurs se soient mêlées un peu, offertes l'une à l'autre,

        avant de partir dans la grande journée, la journée radieuse, la journée

        magnifique parce qu'on  est amoureux, et dans le métro regarder les

        autres en souriant et penser : " Si vous saviez comme j'ai bien fait l'amour

        cette nuit, si vous saviez comme on a été heureux et légers, la vie est

        belle comment vous dire que la vie est si belle, ne soyez pas tristes la vie

        est pleine de couleurs inconnues ", et continuer comme ça tout au long des

        heures et tout aimer, le temps qui passe, la lumière qui change, le monde

        qui se balade, les gens qui courent et ceux qui flânent, tout aimer parce

        que chaque minute qui passe, chaque heure qui décline, chaque change-

        ment de lumière vous rapproche de l'aimé, vous amène doucement vers le

        moment tant attendu, la moment sacré du prochain rendez-vous .

              

             ...

 

          Rien, ni personne, nul lieu, nul événement, rien ne pourrait plus l'effrayer .

        c'était un sentiment nouveau, une connaissance inouïe . Elle qui croyait

        avoir tout éprouvé, la joie, la solitude, l'ivresse, la douleur, l'inspiration,

        la fierté, le doute, la vaillance, l'extase et la fureur, elle n'avait jamais

        jusqu'alors ressenti certe certitude, cette force qui l'exaltait et la terras-

        sait  presque de sa puissance : elle n'aurait plus jamais peur . On ne craint

        que  ce qu'on ne connaît pas, mais le rire de Patrick avait éclairé l'asile de

        ses  ténèbres . Pourquoi s'inventer des amours, maquiller sa solitude,

        maintenant il était temps d'affronter le vent, recevoir le déluge, elle pou-

        vait  le faire puisque plus rien ne pouvait lui arriver, c'était fait, c'était

       derrière elle, et elle n'en était pas morte pourtant . Malmenée, mal

       aimée et vivante toujours . Et entière, sûre,confiante en elle-même,

       en sa force de vie, ce don  implacable qu'elle avait reçu d'un dieu

       orgueuilleux qui l'avait désignée ange de la lucidité,chiendent

       increvable, et maintenant elle allait sortir de cette chambre et

       traverser la nuit des fusils, la longue nuit qui précédait la

       délivrance .

 

           Quatrième de couverture :

 

                Comment font les autres, tous ceux qui ne

                meurent pas d'amour .

                

 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:37

     

       Extraits

                     Le remplaçant .

 

         Eduquer, c'est-à-dire "wychowywac" en polonais, est un verbe très beau,

         explique Janusz Korczak, dans le Journal du ghetto car il signifie "cacher

         protéger, soustraire au malheur, mettre à l'abri", à la différence du terme

         équivalent en russe, "vospityvat", qui signifie nourrir, ou du français, "éle-

         ver", qui veut dire "porter vers le haut" ou encore de l'italien, "educare",

         qui met l'accent sur la notion de formation.

         Plus loin dans le même texte, Korzack revient sur le terme "éducateur",

         "zawod" en polonais, qui signifie à la fois "profession" et "déception", car

          la voie de l'éducation se confond souvent avec celle du dépit ; l'orgueil

          demeure étranger à l'affaire .

    

 

        Quatrième de couverture .

                       Figures libres

 

                 " Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon

         grand-père n'est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n'est pas le

         père de ma mère . Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942 .

         B.B.B. - appelons-le ainsi, pour faire plus court - est l'homme avec qui

         ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie...si l'on peut dire ."

         Né en Moldavie,province tour à tour roumaine et soviétique avant d'être

         partiellement annexée par l'Ukraine, B.B.B. traverse le siècle sans déran-

         ger personne . Occupant cette place laissée vacante, il joue un rôle à la

         fois discret et nécessaire . Lui, le "remplaçant", est devenu irremplaçable .

         En confrontant son image avec celle du pédagogue polonais Janusz

         Korzack, directeur de l'orphelinat du ghetto de Varsovie, Agnès Desarthe

          trace le portrait de son anti-héros favori .

                   

 

 

               

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 21:13

 

    Extraits de

 

                      Le remplaçant

                                  Agnès Desarthe

 

    

 

          Le problème, avec les livres, c'est qu'ils n'obéissent pas à leur auteur . On choisit

     un héros et voilà qu'un personnage secondaire brigue le premier plan, on construit une 

     histoire mais une demi- page d'écriture s'empresse de la déconstruire . Ce que l'esprit

     forme - chez moi cela ressemble à de sphères parfaites, irisées, légères comme des

     bulles de savon - la main l' alourdit et le brise . La sagesse voudrait que je renonce à

     l'ambition de diriger, de planifier, mais je m'obstine .

 

      ...

 

               L'autre avantage, lorsque l'on a une centaine d'enfants, est que les questions

     de place dans la fratrie se posent de manière moins cruciale . Le fils préféré, la fille

     maudite,l'aîné brimé, le benjamin pourri, et vice versa, tous ces avatars se noient

     dans la multiplicité des situations, mais surtout s'étiolent naturellement grâce à

     l'absence d'enjeu  pour les adultes . Il n'est pas question pour Janusz et Stefania

     de décocher la flèche transcendantale destinée à percer l'écran du temps, de jouer

     avec la notion d'éternité en supposant qu'un peu de leur personne, sous forme de

     code génétique, traversera les époques et défiera la mort .Il est question d'éduquer  

     ceux qui, sans le secours de l'institution, risqueraient de mourir ou de mal tourner .

 

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:00

 

 

 

   Extraits de

                 Le remplaçant

                                             Agnès Desarthe

  

 

 

          Dans certaine cultures, ce qui distingue l'aristocratie du commun,

   c'est l'art de porter l'habit, dans d'autres celui de guérir par imposition

   des mains, de reconnaître un grand cru ou de lire l'avenir dans les feuilles

    de thé . ,

           Chez nous, ce qui permet de sortir du lot, c'est la façon de raconter les

     histoires; plus précisément, les histoires drôles .

                                                                                      ...

 

 

               ... Quand c'était mieux que bien, mon grand- père disait : " Tout ce qu'il

      y a de ..." suivi, au choix, de : "distingué, joli ", mais le plus souvent de " chouette " .

     Tout ce qu'il y a de chouettttte ", faisait-il en martelant bien ses " t ", les yeux pétil-

      lants, le sourire radieux . A l'inverse, quand l'objet dont il était question ,le lassait

       indifférent, il prononçait une formule qui, pour n'être pas du français, n'en était pas

       pour autant du russe : " Ni bé, ni mé, ni koukariékou " , disait-il avec une moue lasse.

       Et son indifférence était aussi communicative que son enthousiasme .

       Si quelque chose était bon, c'était " fameux ", si au contraire, c'était mauvais, il disait :

       " Pas fameux  . " Quand il accueillait des enfants , il  s'écriait : " Ah ! Les gangsters ! "

       Si c'était bon marché, c'était " des clopinettes "....

 

                                                                                           ...

 

                ..Juste après la démolition, les vestiges d'immeubles évoquaient des brisures

           de meringues, des carrés de sucres. Les papiers peints déchirés, dévoilant   

           le passé strate après strate, demeuraient sur certains pans de murs .

           Ces restes de décoration, à présent inutiles, me serraient le coeur .

 

 

                     

             

 

 

          

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 13:48

  

   ( 3 )

   Extraits de :

 

   Ordalie

   de Cécile Adjali

 

        Je ne sais d'où lui venait le talent de trouver exactement ce qu'il fallait dire

pour que je m'effondre ( et faire ainsi jouer aux mots leur plein pouvoir de révélation )

mais elle choisit ce moment précis pour me parler de sa première rencontre

avec Lenz . M' ayant effrayé avec toute cette mythologie, elle dut penser que, en

m'offrant une image d'elle plus douce, elle chasserait mon inquiétude. La sphère de

l'intime chez Ilse pouvait polir le monde, adoucir la perception, et en effacer la tragédie. 

Il s'agissait d'un don chaque fois, don qui pouvait être cruel à son insu.

                                                   

 

Il marchèrent dans la ville un long moment sans se parler . Leurs yeux et leurs lèvres 

étaient gorgés de sourires . Le bonheur cousait un mutisme violent sur les heures qui  palpitaient comme de grands papillons autour d'eux .Sans doute voulurent

ils les épingler, les saisir, les traduire .                                                                                

 

      Quatrième de couverture :

 

                                 Dédié aux impossibles amours, aux mots qui renaissent de leurs

cendres, à l'Allemagne du Mur et à celle de la réunification, aux écrivains qui espèrent

et au passions que  ravage jusqu'à la consomption, Ordalie rend - aussi - hommage

à deux figures mythiques de la littérature .

 

 

  

 

 

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:30

  

    ( 2 )

 

   Extraits de :

                Ordalie

                 de Cécile Ladjali

 

    Je pense que tu as raison de placer la Bohême au bord de la mer, ma chérie .

Telle a toujours été sa place . Et Shakespeare n'y a rien changé . Je jure de me battre contre tous ceux qui auront l'indélicatesse de penser que ce pays de sorciers est coincé entre deux montagnes .

                                                                                                                                       .../...

 

Mais, crois- moi, toute discussion avec les partisans de la vie vaut la peine .On a besoin d'être un peu fou, si l'on veut que la langue gagne .

  Fou ?

 Totalement.

 Alors je te fais confiance .

 Le devoir d'un écrivain est, d'après moi, d'entraîner avec enthousiasme les hommes vers les expériences que font les écrivains .

 

                                                                                                                                         .../...

 

    Les ambitions littéraires de ma cousine allèrent croissant avec la longueur des soirs . L'hiver

nous surprit soudainement par son cortège de glace et de bourrasques. Nous demeurâmes à Wolfberg, oubliant Vellach pour quelques semaines car la montagne était dangereuse et les avalanches avaient déjà happé des vies sur le col de Kell. Puis nous y retournâmes. Le talent d'Îlse, ses moments de méditation dans sa chambre semblaient engendrés par les heures sans soleil. La nuit, il neigeait. Le ciel, chargé de tempêtes, avalait la lune. Ma princesse ne dormait pas . Elle écrivait. Cherchait. Trouvait. Elle traquait le sens plus loin que la nuit même, sachant débusquer dans un recoin du jour laissé vacant, et que les songes avaient déposé à la portée du matin. Puis les petites dents pointues de l'aurore grignotaient chaque parcelle de la maison. Le soleil tombait à nouveau sur les sommets de nos montagnes. La paix intime revenue, Ilse pouvait aller rejoindre son lit.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 16:06

 

  Extraits de :

 

           Ordalie

           de Cécile Ladjali

  

 

       ... il se peut que le hasard n'existe pas . Quant à l'amitié, elle m'a semblé

    parfois être le point d'intersection de deux volontés .         .../...

 

    Notre hôte eut ces mots très beaux pour la femme de Lenz - Le poème est

    toujours marié à quelqu'un, vous savez ?                                              .../...

 

    Il avait cette propension extraordinaire à se nourrir d'un malaise pour ensuite

    en soustraire une nourriture de joie . Incapables de telles féeries, nous le re -

    gardions avides . Je lui montrai quelques-unes de mes photos en tremblant .

    Blanche déposa deux gravures au creux de ses mains énormes . Nous étions

    affamés de bonheur, quoique parfaitement inaptes à en saisir les occasions .

    Elles se présentaient à nous pourtant, et beaucoup plus souvent que nos dis-

    cours chagrins ne le concédaient . Je pense que notre tristesse s'enferrait dans

    une indécrottable mauvaise foi .

           Quand René partit à midi, il laissa derrière lui le sentiment de la foudre .

           Le salon était dévasté par les traces d'une gaieté qu'il nous avait permis

     d'éprouver par sa radieuse présence .Des tartines de pain beurré, des pots

     de confiture ouverts, une odeur de café qui flottait dans l'air avec le souvenir

     des mots ....

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:40

IMG_3668.JPG

Extraits de :

 

  L'Ombre du vent

     Carlos Ruiz  ZAFON

 

 

                                             

                                                                                  Mon père hocha la tête d'un air sombre et avala sa soupe en silence .

C'était un homme réservé qui, même s'il n'en parlait jamais, vivait dans le passé . J'avais grandi dans la conviction que ce long ralenti de l'après guerre, un monde de monotonie, de misère et de rancoeurs cachés, était aussi naturel que l'eau du robinet, et que cette tristesse muette qui suintait des murs de la ville blessée était le véritable visage de son âme . L'un des pièges de l'enfance est qu'il n'est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir . Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d'elle, les blessures du coeur sont déjà trop profondes .

 

 

      La journée était splendide, avec un ciel bleu vif et une brise pure et fraîche qui sentait l'automne et la mer . Ma Barcelone préférée a toujours était celle d'octobre, lorsque nous prennent des envies de promenades et que nous nous sentons mieux rien que d'avoir bu l'eau de la fontaine des Canaletas qui, ces jours-là, miracle, n'a même plus le goût du chlore .

 

 

            -Méchants, non, rectifia Firmin. Imbéciles, ce qui n'est pas la même chose. La méchanceté suppose une détermination morale, une intention et une certaine réflexion. L'imbécile, ou la brute, ne s'attarde pas à réfléchir ou à raisonner. Il agit par instinct, comme un boeuf de labour, convaincu qu'il fait le bien, qu'il a toujours raison, et fier d'emmerder, sauf votre respect, tout ce qu'il voit différer de lui, que ce soit par la couleur, la croyance, la langue, la nationalité ou, comme dans le cas de M. Federico, la manière de se distraire.

En fait, le monde aurait besoin de plus de gens vraiment méchants et de moins de simples crétins ...

 

 

 

4 ème de couverture :

 

   Dans la Barcelone de l'après- guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon -Daniel Sempere, le narrateur-dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés .

L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers . Là, li rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entra^ner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville " : l'Ombre du vent .

Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Riuz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie .

 

 

Partager cet article
Repost0