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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:59
 

     Après avoir lu " Le coeur cousu " j'avais hâte de découvrir ce deuxième roman .

 

 

 

  Du domaine des Murmures  .

                                            Carole Martinez .

 

Extraits ( 1 )

 

 

                    Des dames du XII ème siècle, je ne saisirai donc

               cette fois encore qu'une image. Un reflet, vacillant,

               déformé .

                                                     Georges Duby .

 

Prologue .

                  On gagne le château des Murmures par le nord.

                  Il faut connaître le pays pour s'engager dans le chemin qui

               perce la forêt épaisse depuis le pré de la Dame Verte.

                                                                 .../ ...

   (Page 17)

                   Je suis l'ombre qui cause.

                         Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter

               d'exister .

                         Je suis la vierge des Murmures .

                   A toi qui peut entendre, je veux parler la première, dire

                mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées .

 

 

 

(page 36)


                      .../...Si je quitte le pays, jamais je ne pourrais revenir sur mes
                pas, je ne saurais pas. Ici le moindre arbuste m'est familier,
               l'un de chez nous l'aura planté ou vu germer.Rien ne m'appartient
              mais j'appartiens à cette terre et la quitter, c'est comme me

              précipiter dans le vide depuis la falaise de Hautepierre ou me

              jeter dans la Loue. Là où j'irai, on me comprendra même pas,

              les gens parlent autrement. Il me faudra marcher dans les pas

             de Pierre et vivre avec cette angoisse de le perdre de vue au

             détour d'un chemin.
              Je suis pas bien courageuse !
                               - Je le suis moins que toi encore ! Et je t'envie d'avoir

              couru librement sur les terres de mon père. On nous assomme

             de règles et de fables pour nous faire tenir en place, alors que le

             monde est le même au-delà du grand calvaire. Rassure-toi,

            l'horizon ne cache aucun démon. Peut-être serais -je moi aussi

           partie à l'aventure si je n'avais pas été si bien gardée depuis

           l'enfance ? Mais je n'ai trouvé un peu d'espace que dans le vol

           de mon faucon et dans la prière, la seule route que ce temps

           m'ait laissée est un chemin intérieur. J'ai creusé ma foi pour

           m'évader et cette évasion passe par le reclusoir.
           N'est-ce pas étonnant ?

 
 
 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 20:27

 

 

«Las de tous ceux qui viennent avec des mots

Des mots, mais pas de langage,

Je partis pour l'île recouverte de neige.

L'indomptable n'a pas de mots!

Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens.

Je tombe sur les traces de pas d'un cerf dans la neige

Pas des mots, mais un langage.»


(Source AFP)

 

                      Le prix Nobel de littérature 2011 a été décerné au poète suédois

 Tomas Tranströmer, a annoncé jeudi l’Académie suédoise.

 

 

  Un poète sobre et moderne .

 

Alors qu'on annonce le lauréat du prix Nobel de littérature 2011, la clameur qui saisit une partie de l'assistance à Stockholm le prouve : ce n'est pas une surprise. Plutôt un soulagement. Car le nom de Tomas Tranströmer revenait avec insistance depuis plus de trente ans.

 

 

                    Tranströmer, 80 ans, psychologue de formation, est récompensé «car, par des images denses, limpides, il nous donne un nouvel accès au réel», selon l’Académie. «La plupart des recueils de poésie de Tranströmer sont empreints d’économie, d’une qualité concrète et de métaphores expressives», ajoute l’Académie. «Dans ses derniers recueils….Tranströmer tend à un format encore moindre et à un degré encore plus grand de concentration

                       Le Suédois Tomas Tranströmer était déjà le plus connu des poètes scandinaves vivants avec une oeuvre dans laquelle il explore la relation entre notre intimité et le monde qui nous entoure. Psychologue de formation, il suggère que l’examen poétique de la nature permet de plonger dans les profondeurs de l’identité humaine et de sa dimension spirituelle.

 

     «L’existence d’un être humain ne finit pas là où ses doigts se terminent», a déclaré un critique suédois au sujet des poèmes de Tranströmer, décrits comme «des prières laïques». La renommée de Tranströmer dans le monde anglophone doit beaucoup à son amitié avec le poète américain Robert Bly, qui a traduit en anglais une bonne partie de son oeuvre. Celle-ci a été traduite dans une cinquantaine de langues.


                                   Les poèmes de Tomas Tranströmer sont riches en métaphores et en images. Ils illustrent des scènes simples tirées de la vie de tous les jours et de la nature. Son style introspectif, décrit par le magazine Publishers Weekly comme «mystique, versatile et triste», détonne avec la vie même du poète engagé dans un combat pour un monde meilleur, et pas seulement au travers de poèmes. Né le 15 avril 1931 à Stockholm, Tomas Tranströmer a été élevé par sa mère après le départ, très tôt, de son père. Ayant obtenu son diplôme de psychologie en 1956, il a été embauché à l’Institut psychotechnique de l’université de Stockholm, avant de s’occuper en 1960 de jeunes délinquants dans un institut spécialisé. Tout en édifiant une riche oeuvre poétique, il travaille avec des handicapés, des condamnés et des toxicomanes.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 11:37

 

  En ce moment je lis ça .

           ( C'est triste , (mais ça m'aide ) et gai aussi , et riche d'expériences,et intéressant ,

       et optimiste, et ...à partager ...)

 

  photo-8626.JPG

 

  Extraits de :

" Les souvenirs "  de David FOENKINOS

                                   ( auteur entre autres de " La délicatesse " )

 

        Page 19 .

                  Pendant les jours qui ont suivi, j'ai été un étranger dans ma vie . J'étais là, mais

        j'étais comme irrémédiablement attaché à la mort de mon grand- père . Puis les douleurs

      s'échappent .J'ai pensé à lui de moins en moins souvent , et maintenant il naviguent

      paisiblement dans ma mémoire, mais je n'éprouve plus le poids au coeur des premiers

      temps . Je crois même ne plus ressentir de véritable tristesse . La vie est une machine

      à explorer notre insensibilité . On survit si bien aux morts . C'est toujours étrange de se

      dire qu'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours . Les jours nouveaux

      arrivaient,  et je leur disais bonjour .

 

       Page 49 .

                 Ma grand-mère, sensible à l'élégance et aux choses raffinées, était profondément

        esthète . C'est d'ailleurs sûrement elle qui m'a transmis cette forme de goût nécessaire

        à l'amour des mots . Elle me disait souvent : " On devrait vieillir avec la beauté . Ou

        plutôt, on devrait se soulager de la vieillesse par la beauté . "

 

       Page 101.

                    A partir de cette époque, je n'ai cessé de vivre ma vie amoureuse en pensant

           à la vieillesse .J'ai pensé qu'il fallait vivre les choses, en oubliant les limites et la morale

          même . Je n'' ai cessé de ressentir depuis l'urgence du désir . De penser à la sensualité

          comme essence de la vie .Il me semble qu'on aime différemment quand on vit avec cette

          conscience intime de la vieillesse .Je ne parle pas de la peur de la mort, et de la boulimie

          liée à notre condition éphémère ; non je parle de l'idée d'accumuler, peut-être naïvement ,

          un trésor de beauté pour les jours de l'immobilité physique .J'allais aimer de plus en plus

          les femmes, vivre dans la fascination de chacun de leurs détails, dans cette obsession

          grandissante du plaisir .

 

      Extraits de :

 " On peut se dire au revoir plusieurs fois . " de David Servan-Schreiber .

 

     Page 50 .

               Quel sentiment jubilatoire de s'apercevoir qu'il n'est pas besoin d'être un artiste pour

       vivre sa vie comme un processus créatif !

             Ce que j'ai appris d'essentiel dans les vingt dernières années de ma carrière scientifique,

      c'est aussi la plus grande découverte de l' écologie moderne : il s'agit de l'idée simple et

      fondamentale que la vie est l'expression de relations au sein d'un réseau, et non pas une

      série d'objectifs ponctuels poursuivis par des individus distincts .

      C'est aussi vrai des fourmis, des girafes, des loups que des humains .

 

 

 

Et j'ai hâte de lire ça :               

 

 

 

Déjà , j'avais adoré  " Le coeur cousu "  de Carole Martinez .                                  

 

       C'est ma participation à  "Un Lundi parmi tant d'autres " chez   Zaza  .

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:12

       

                Entre copines, on parle aussi de " littérature " !

" Oui , j'ai encore craqué sur ces ...chaussures ! Et en passant à la librairie, où il fait bon se balader ...

 j'ai acheté ce livre et ces " poches " !!!

C'était trop tentant !! "

 

Pire que pour les fringues parfois !

Autant que pour le chocolat !!!

 

On s'échange des bouquins aussi, on les fait circuler .

J'ai, de ce fait, toujours ; et depuis toujours, de la lecture en retard ...

 

Mais j'ai des fringales !  

Hum, ça à l'air délicieux ... Trop bon !

Je me régale !!

( et j'en passe )

Et comme j'ai des lectures sur le feu ...

 

En ce lundi , pour : " Un lundi parmi tant d'autres . " chez   Zaza .

                                      Le thème du jour :  les livres .

   je partage mes lectures actuelles :

          La revanche des otaries .

                    Vincent Wackenheim .

 

         Des camions de tendresse .

                   Françoise Rey .

 

       Ce qui dépend de moi .

                     Elsa Godart .

 

Dans des styles très différents , c'est pourquoi je les lis en parallèle  .

 

photo-6725.JPG

 

Et ces lectures en attente :

            La délicatesse .

                      David Foenkinos .

           La vie heureuse .

                        Nina Bouraoui .

          Brooklyn follies .

                       Paul Oster .

        La vie et les amours de Frida Strindberg .

                      Monica Strauss .

       Histoires de Paris .

 

   Et encore je ne vous raconte pas les livres que je ne fais que feuilleter , où je ne regarde que les photos,

les revues, les BD , les albums jeunesses !!!!!

                Mais depuis que je " blogue "

          et que je couds je lis bien moins .

               Pourquoi les jours ne sont -ils pas extensibles ?!!

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 08:07

 

 

  Ma vie est orange

  tout brille et tout change

  depuis que j' t'ai rencontré,

  le goût de mes journée est doux et parfumé,

  et pour ça, je te dis, merci .

 

  Branduardi Angelo .

 

 

  Pour vous présenter ma dernière lecture , que je classerais donc dans les lectures printanières ...

  Un livre orange :

  Un jour .

 

                      Un jour

 

    " J'ai lu  ce roman d'un trait et il m'a fait tout ce qu'un bon roman devrait nous faire : rire, pleurer et réfléchir . "

      Daily Express .

 

    Présentation de l'éditeur :   Comédie de moeurs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, Un jour est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...

 

 

   C'est ma participation  pour  : Le jeudi  chez    Euréka et Lucky Sophie !

                                         Aujourd' hui, le thème : Le livre .

 

et aussi , aujourd'hui chez  Virginie : Le livre de votre printemps .

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 15:25

    La reine Alice

 

 

      LA REINE ALICE .                                          

                                 Lydia Flem .

 

    Extraits : (1)

 

 

           Quelque chose avait basculé .

        Un instant plus tôt rien n'était arrivé, un instant plus tard tout était bouleversé .

        Alice aimait revenir en songe au Pays des Merveilles ; sa phrase favorite

   était : " Faisons semblant ."

   Mais ce soir là, à la veille des vacances, au moment d'aller se coucher, il se

   passa un   évènement tout à fait inattendu . Alors qu'elle se regardait dans la

   glace, essayait l'une après l'autre ses robes d'été, elle passa réellement de

   l'autre coté .

            Il n'y avait plus de semblant . Le verre se brouilla, devint aussi inconsis-

   tant que de la gaze, se changea en une sorte de vapeur qu'il était aisé de

   traverser ; hélas, il ne s'agissait en rien d'un jeu d'enfant . Ce n'était nulle-

   ment merveilleux de rentrer dans la Maison du Miroir .

      

               ... /...

      

                Soudain la vie parut retrouver des couleurs . Ce n'était pas grand  

     chose, trois fois rien, quelques gobelets aux tons vifs .

                Du Rouge, du Bleu, du Jaune, de l'Orange, du Vert : éclatants, comme

    une transfusion d'énergie, un pied posé dans la puissance de l'enfance, un élan

    opposé au souci .

 

         .../...

     

            - Dinah, t'ai-je raconté qu'une Licorne m'avait offert un Attrape - Lumière ?

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

       

                     ( 3 et fin )

                     Extraits :

 

                                    Pendant qu'on tournait et virait sur la route, au milieu des

                montagnes grises, en descendant vers le bleu du lac Durunta et,

                plus bas, le plateau tout vert qui menait à Jalalabad, je me suis

                dit soudain que je faisais toujours ce voyage après une catastro-

                phe .

 

                         ...

 

                     - Espèce de connard, lui a hurlé Haji Khan, lui balançant toute

                sa fureur au visage . Crétin ! Vous croyez être amoureux de Georgie,

                hein ? Vous croyez ? Vous n'en êtes pas sûr, peut-être ? Et bien, lais-

                sez-moi vous dire une chose, imbécile ! Moi, je suis Georgie ! Cette

                femme , c'est mon coeur , je la porte en moi - dans mes os, mes

               dents,  même mes cheveux ! Chaque pouce de sa personne est

                aussi moi !

               

 

 

                        Quatrième de couverture :

 

                                                 Curieux, vif et intelligent, Fawad, onze ans, porte

                  sur  le monde un regard critique et amusé . Son père et son frère

                  ont été tués pendant la guerre, et il vit à Kaboul avec sa mère, qui

                  se démène pour subvenir à leurs besoins .

                               Tout change lorsque celle-ci trouve  un emploi chez des

                 expatriés qui acceptent de les loger .Fawad découvre le confort

                 moderne et le comportement étrange des Occidentaux en obser-

                 vant ses hôtes, une joyeuse petite bande au moeurs étranges. 

                 Surtout, il se lie d'amité avec Georgie, une Anglaise éblouissante

                 qui travaille dans une ONG et vit une dangereuse histoire d'amour

                 avec un chef de guerre afghan.

                     Durant une année, Fawad va grandir au rythme de deux cultures .

                 A  travers sa voix, Le monde selon Fawed lance un message

                 d'amour drôle et bouleversant à un pays tourmenté.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:00

 

  ( 2 )

  Extraits : 

                      - C' est impossible, et tu le sais très bien . Ils sont trop

            différents, et trop fortes têtes pour changer par amour . Un jour,

            Haji a comparé Georgie à un oiseau - un bel oiseau de toutes les

            couleurs dont le chant suffit à te faire sourire et t'emplir le coeur de

             joie . Et tu voudrais qu'on emprisonne cet oiseau là dans la cage

             de nos coutumes et de nos traditions ?  Même si elle se convertis-

             sait à l'islam, peux-tu l'imaginer vivant comme une épouse de Pach-

             toun, enfermée dans sa propre maison, sans jamais sortir, voir ses

             amis, travailler ? ça la tuerait . Tu le sais .

                      - Ils pourraient s'installer ailleurs ...

             En fait il avait raison. Si Georgie épousait Haji Khan chez nous, il fau-

             drait qu'il l'abatte d'un coup de fusil moins d'une semaine plus tard pour

             avoir déshonnoré sa famille .

            

              ...

 

                     On s'est tous les deux élancés vers lui au moment même où les

              balles se mettaient à crépiter . On n'avait pas le temps d'avoir peur

              pour la bonne raison qu'on n'avait pas le temps de réfléchir - en fait,

              c'est ça la peur : tout à coup on a la tête remplie des pires pensées .

              Alors on a continué à courir, côte à côte, et le monde est devenu flou

              sur notre passage . On s'est frayé un chemin dans l'enfer qui, devant

              nous, voulait engloutir notre ami .

 

              ...

 

                ça m'a fait du bien aussi parce que, manifestement, loin des hommes

                politiques et de leurs désaccords, loin des auteurs d'attentats-suicides

                et de leurs ravages, loin des soldats et de leurs armes, les gens

                étaient pleins de bonté . Les Afghans étaient bons .Même si ça

                carburait dans ma tête, je sentais que je devais me raccrocher à

                cette évidence .

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:40

 

 

      Extraits (1)

 

       Le monde selon Fawad .

                                  Andréa Busfield .

 

 

                     Je m'appelle Fawad, et ma mère dit que je suis né dans l'ombre

                des talibans .

                      Elle n'a pas précisé, alors moi, je l'imagine : elle fuit le soleil et

                 va s'accroupir dans un coin sombre pour protéger son ventre, avec

                 moi dedans ; à côté d'elle, un homme veut m'en faire sortir à coups

                 de baton .

                      Mais en grandissant, j'ai compris que je n'étais pas le seul à être

                 né dans cette ombre . Il y avait mon cousin Jahid, par exemple, et

                 aussi la petite Jamilla (c'est avec eux que je traquais les étrangers

                 dans Chicken Street ), sans oublier Spandi, mon meilleur ami .

                    ...

 

                    C'est vrai, on est tous nés au temps des talibans, mais comme je

                 n'ai jamais entendu personne d'autre que ma mère dire qu'ils fai-

                 saient des ombres, je me dis que peut-être, si elle avait appris à

                 écrire, elle  serait devenue poète .

                 

                            ...

              

                       L' automne est ma saison préférée . Après la chaleur cuisante

                   de l'été, on dirait que l'air se détend en laissant passer un petit

                   vent frais qui porte sur son dos une odeur de feu de bois et de

                   kebab  fumant . La nuit tombe de bonne heure ; elle avale le jour

                   alors qu'il  a à peine  commencé, et dans les conteneurs-échoppes

                   brillent un million de  réchauds à gaz ou d'ampoules nues qui ser-

                   pentent à travers la ville, ce qui lui donne des allures d'immense

                   gâteau d' anniversaire .

                      ...

 

                         Le mot " talibans " signifie littéralement " ceux qui étudient la

                     religion ". C'est pourquoi ceux-ci n'ont pas eu de mal à convain-

                     cre les paysans illettrés que leur instruction venait tout droit des

                     pages du Coran . Si le Saint Livre que les filles ne devaient pas

                     aller à l'école, qui étaient -ils, eux, les culs-terreux, pour remet-

                     tre en cause la parole divine ? Ma mère m'a assuré qu'on ne

                     trouvait nulle par cette interdiction dans le Coran, mais comme

                     elle même ne sait pas lire, j'ai un doute . Cela dit, elle semblait

                     très sûre de ce qu'elle avançait . Bref,quand un taliban affirmait

                     à un type sans éducation que le Coran ordonnait ceci ou cela,

                     comment vouliez-vous qu'il conteste leur savoir, et donc Dieu

                     Lui -même ?  Il était bien obligé d'accepter . Voilà pourquoi la

                     meilleure arme que les Afghans puissent opposer aux talibans

                     - entre autres - , c'est l'éducation . En tout cas, c'est ce que di-

                     sait Ismeraï .

                    

           

                  

 

 

 

                    

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 13:52

      

 

          Extraits  ( suite et fin )

         ( 3 # )

 

       

                De notre discussion, il ressort je que je devrais mieux identifier

                quel est mon rapport aux autres, comment je me laisse embar-

                quer ou non dans leur système de pensée .

                A plusieurs reprises, il me fait remarquer que j'avais une exigence

                d'amour vrai qui pouvait aller vers les concessions, mais certaine-

                ment pas vers les compromis  . Quand l'authenticité rencontrait

                des fêlures, le retour en arrière devenait impossible .

 

                    ...

 

                 " La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du

                 doute ; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir

                 est le commencement arrêté des différents degrés de la méchan-

                 ceté ." J'adhère ! Perdons la méchanceté . Mais qui peut l'effacer ?

 

 

                          ...

     

                         J'essaie juste de suivre ce conseil que donnait ma grand-mère :

                   ne jamais s'endormir sans penser

 

 

 

    

                   Quatrième de couverture:

    

                  Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour

                  le beau Pablo, nuit d'amour et le lendemain...

                  Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de

                  trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées.

                  Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment

                  retrouver sa propre vie? C'est avec une énergie virevoltante et un

                  optimisme  rafraîchissant que  Frédérique Deghelt a écrit ce roman

                  sur l'amour et  le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles

                  confrontés  au quotidien et à la force des choix qui déterminent

                  l'existence. 

 

 

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