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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 17:58

  

 

     " Ces exercices ont réveillé mon potentiel dormant . "

 

 

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:18
 

 

    La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée .

   

   Tristan Bernard

   ( 1866 - 1947 )

 

 

                   IMG_4912-copie-2.JPG 

    . 

 

    

                                      " I can do it ! "

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:37

     

       Extraits

                     Le remplaçant .

 

         Eduquer, c'est-à-dire "wychowywac" en polonais, est un verbe très beau,

         explique Janusz Korczak, dans le Journal du ghetto car il signifie "cacher

         protéger, soustraire au malheur, mettre à l'abri", à la différence du terme

         équivalent en russe, "vospityvat", qui signifie nourrir, ou du français, "éle-

         ver", qui veut dire "porter vers le haut" ou encore de l'italien, "educare",

         qui met l'accent sur la notion de formation.

         Plus loin dans le même texte, Korzack revient sur le terme "éducateur",

         "zawod" en polonais, qui signifie à la fois "profession" et "déception", car

          la voie de l'éducation se confond souvent avec celle du dépit ; l'orgueil

          demeure étranger à l'affaire .

    

 

        Quatrième de couverture .

                       Figures libres

 

                 " Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon

         grand-père n'est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n'est pas le

         père de ma mère . Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942 .

         B.B.B. - appelons-le ainsi, pour faire plus court - est l'homme avec qui

         ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie...si l'on peut dire ."

         Né en Moldavie,province tour à tour roumaine et soviétique avant d'être

         partiellement annexée par l'Ukraine, B.B.B. traverse le siècle sans déran-

         ger personne . Occupant cette place laissée vacante, il joue un rôle à la

         fois discret et nécessaire . Lui, le "remplaçant", est devenu irremplaçable .

         En confrontant son image avec celle du pédagogue polonais Janusz

         Korzack, directeur de l'orphelinat du ghetto de Varsovie, Agnès Desarthe

          trace le portrait de son anti-héros favori .

                   

 

 

               

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 21:13

 

    Extraits de

 

                      Le remplaçant

                                  Agnès Desarthe

 

    

 

          Le problème, avec les livres, c'est qu'ils n'obéissent pas à leur auteur . On choisit

     un héros et voilà qu'un personnage secondaire brigue le premier plan, on construit une 

     histoire mais une demi- page d'écriture s'empresse de la déconstruire . Ce que l'esprit

     forme - chez moi cela ressemble à de sphères parfaites, irisées, légères comme des

     bulles de savon - la main l' alourdit et le brise . La sagesse voudrait que je renonce à

     l'ambition de diriger, de planifier, mais je m'obstine .

 

      ...

 

               L'autre avantage, lorsque l'on a une centaine d'enfants, est que les questions

     de place dans la fratrie se posent de manière moins cruciale . Le fils préféré, la fille

     maudite,l'aîné brimé, le benjamin pourri, et vice versa, tous ces avatars se noient

     dans la multiplicité des situations, mais surtout s'étiolent naturellement grâce à

     l'absence d'enjeu  pour les adultes . Il n'est pas question pour Janusz et Stefania

     de décocher la flèche transcendantale destinée à percer l'écran du temps, de jouer

     avec la notion d'éternité en supposant qu'un peu de leur personne, sous forme de

     code génétique, traversera les époques et défiera la mort .Il est question d'éduquer  

     ceux qui, sans le secours de l'institution, risqueraient de mourir ou de mal tourner .

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:00

 

 

 

   Extraits de

                 Le remplaçant

                                             Agnès Desarthe

  

 

 

          Dans certaine cultures, ce qui distingue l'aristocratie du commun,

   c'est l'art de porter l'habit, dans d'autres celui de guérir par imposition

   des mains, de reconnaître un grand cru ou de lire l'avenir dans les feuilles

    de thé . ,

           Chez nous, ce qui permet de sortir du lot, c'est la façon de raconter les

     histoires; plus précisément, les histoires drôles .

                                                                                      ...

 

 

               ... Quand c'était mieux que bien, mon grand- père disait : " Tout ce qu'il

      y a de ..." suivi, au choix, de : "distingué, joli ", mais le plus souvent de " chouette " .

     Tout ce qu'il y a de chouettttte ", faisait-il en martelant bien ses " t ", les yeux pétil-

      lants, le sourire radieux . A l'inverse, quand l'objet dont il était question ,le lassait

       indifférent, il prononçait une formule qui, pour n'être pas du français, n'en était pas

       pour autant du russe : " Ni bé, ni mé, ni koukariékou " , disait-il avec une moue lasse.

       Et son indifférence était aussi communicative que son enthousiasme .

       Si quelque chose était bon, c'était " fameux ", si au contraire, c'était mauvais, il disait :

       " Pas fameux  . " Quand il accueillait des enfants , il  s'écriait : " Ah ! Les gangsters ! "

       Si c'était bon marché, c'était " des clopinettes "....

 

                                                                                           ...

 

                ..Juste après la démolition, les vestiges d'immeubles évoquaient des brisures

           de meringues, des carrés de sucres. Les papiers peints déchirés, dévoilant   

           le passé strate après strate, demeuraient sur certains pans de murs .

           Ces restes de décoration, à présent inutiles, me serraient le coeur .

 

 

                     

             

 

 

          

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 00:00

 

 

     Il faut agir en homme de pensée

    et penser en homme d'action .

 

     Henri Bergson IMG_4902.JPG(1859 -1941 )

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

 

                                                             " Trop bien ! "

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:31

 

 

 

    Le bonheur vient de l'attention

    aux petites choses, et le malheur

    de la négligence des petites choses .

 

    Xiang Xu

    ( sage chinois ; 223-300 av J-C)IMG_4905.JPG

  

 

 

 

            

 

      

 

 

                             

           

                      " Mon tintinabulle "

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 13:48

  

   ( 3 )

   Extraits de :

 

   Ordalie

   de Cécile Adjali

 

        Je ne sais d'où lui venait le talent de trouver exactement ce qu'il fallait dire

pour que je m'effondre ( et faire ainsi jouer aux mots leur plein pouvoir de révélation )

mais elle choisit ce moment précis pour me parler de sa première rencontre

avec Lenz . M' ayant effrayé avec toute cette mythologie, elle dut penser que, en

m'offrant une image d'elle plus douce, elle chasserait mon inquiétude. La sphère de

l'intime chez Ilse pouvait polir le monde, adoucir la perception, et en effacer la tragédie. 

Il s'agissait d'un don chaque fois, don qui pouvait être cruel à son insu.

                                                   

 

Il marchèrent dans la ville un long moment sans se parler . Leurs yeux et leurs lèvres 

étaient gorgés de sourires . Le bonheur cousait un mutisme violent sur les heures qui  palpitaient comme de grands papillons autour d'eux .Sans doute voulurent

ils les épingler, les saisir, les traduire .                                                                                

 

      Quatrième de couverture :

 

                                 Dédié aux impossibles amours, aux mots qui renaissent de leurs

cendres, à l'Allemagne du Mur et à celle de la réunification, aux écrivains qui espèrent

et au passions que  ravage jusqu'à la consomption, Ordalie rend - aussi - hommage

à deux figures mythiques de la littérature .

 

 

  

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:30

  

    ( 2 )

 

   Extraits de :

                Ordalie

                 de Cécile Ladjali

 

    Je pense que tu as raison de placer la Bohême au bord de la mer, ma chérie .

Telle a toujours été sa place . Et Shakespeare n'y a rien changé . Je jure de me battre contre tous ceux qui auront l'indélicatesse de penser que ce pays de sorciers est coincé entre deux montagnes .

                                                                                                                                       .../...

 

Mais, crois- moi, toute discussion avec les partisans de la vie vaut la peine .On a besoin d'être un peu fou, si l'on veut que la langue gagne .

  Fou ?

 Totalement.

 Alors je te fais confiance .

 Le devoir d'un écrivain est, d'après moi, d'entraîner avec enthousiasme les hommes vers les expériences que font les écrivains .

 

                                                                                                                                         .../...

 

    Les ambitions littéraires de ma cousine allèrent croissant avec la longueur des soirs . L'hiver

nous surprit soudainement par son cortège de glace et de bourrasques. Nous demeurâmes à Wolfberg, oubliant Vellach pour quelques semaines car la montagne était dangereuse et les avalanches avaient déjà happé des vies sur le col de Kell. Puis nous y retournâmes. Le talent d'Îlse, ses moments de méditation dans sa chambre semblaient engendrés par les heures sans soleil. La nuit, il neigeait. Le ciel, chargé de tempêtes, avalait la lune. Ma princesse ne dormait pas . Elle écrivait. Cherchait. Trouvait. Elle traquait le sens plus loin que la nuit même, sachant débusquer dans un recoin du jour laissé vacant, et que les songes avaient déposé à la portée du matin. Puis les petites dents pointues de l'aurore grignotaient chaque parcelle de la maison. Le soleil tombait à nouveau sur les sommets de nos montagnes. La paix intime revenue, Ilse pouvait aller rejoindre son lit.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 16:06

 

  Extraits de :

 

           Ordalie

           de Cécile Ladjali

  

 

       ... il se peut que le hasard n'existe pas . Quant à l'amitié, elle m'a semblé

    parfois être le point d'intersection de deux volontés .         .../...

 

    Notre hôte eut ces mots très beaux pour la femme de Lenz - Le poème est

    toujours marié à quelqu'un, vous savez ?                                              .../...

 

    Il avait cette propension extraordinaire à se nourrir d'un malaise pour ensuite

    en soustraire une nourriture de joie . Incapables de telles féeries, nous le re -

    gardions avides . Je lui montrai quelques-unes de mes photos en tremblant .

    Blanche déposa deux gravures au creux de ses mains énormes . Nous étions

    affamés de bonheur, quoique parfaitement inaptes à en saisir les occasions .

    Elles se présentaient à nous pourtant, et beaucoup plus souvent que nos dis-

    cours chagrins ne le concédaient . Je pense que notre tristesse s'enferrait dans

    une indécrottable mauvaise foi .

           Quand René partit à midi, il laissa derrière lui le sentiment de la foudre .

           Le salon était dévasté par les traces d'une gaieté qu'il nous avait permis

     d'éprouver par sa radieuse présence .Des tartines de pain beurré, des pots

     de confiture ouverts, une odeur de café qui flottait dans l'air avec le souvenir

     des mots ....

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