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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:04

 

 

       Extraits de :

                            Sa passion .

                             Véronique Olmi .

    

                       Hélène sourit à l'homme satisfait qui l'ennuyait depuis le début de

         la soirée, passa distraitement un doigts sur le rebord de son verre,

         l'espace d'un instant hésita entre se lever pour aller aux toilettes ou

         demander au journaliste assis à sa droite ce qu'il pensait des journeaux

         en ligne .

          

          ...

 

            Pourtant Hélène s'était dit que la solitude valait mieux que ça .La porte

       qui claque . Le jour qui se lève sans que des amants se soient regardés,

       sans que leurs couleurs se soient mêlées un peu, offertes l'une à l'autre,

        avant de partir dans la grande journée, la journée radieuse, la journée

        magnifique parce qu'on  est amoureux, et dans le métro regarder les

        autres en souriant et penser : " Si vous saviez comme j'ai bien fait l'amour

        cette nuit, si vous saviez comme on a été heureux et légers, la vie est

        belle comment vous dire que la vie est si belle, ne soyez pas tristes la vie

        est pleine de couleurs inconnues ", et continuer comme ça tout au long des

        heures et tout aimer, le temps qui passe, la lumière qui change, le monde

        qui se balade, les gens qui courent et ceux qui flânent, tout aimer parce

        que chaque minute qui passe, chaque heure qui décline, chaque change-

        ment de lumière vous rapproche de l'aimé, vous amène doucement vers le

        moment tant attendu, la moment sacré du prochain rendez-vous .

              

             ...

 

          Rien, ni personne, nul lieu, nul événement, rien ne pourrait plus l'effrayer .

        c'était un sentiment nouveau, une connaissance inouïe . Elle qui croyait

        avoir tout éprouvé, la joie, la solitude, l'ivresse, la douleur, l'inspiration,

        la fierté, le doute, la vaillance, l'extase et la fureur, elle n'avait jamais

        jusqu'alors ressenti certe certitude, cette force qui l'exaltait et la terras-

        sait  presque de sa puissance : elle n'aurait plus jamais peur . On ne craint

        que  ce qu'on ne connaît pas, mais le rire de Patrick avait éclairé l'asile de

        ses  ténèbres . Pourquoi s'inventer des amours, maquiller sa solitude,

        maintenant il était temps d'affronter le vent, recevoir le déluge, elle pou-

        vait  le faire puisque plus rien ne pouvait lui arriver, c'était fait, c'était

       derrière elle, et elle n'en était pas morte pourtant . Malmenée, mal

       aimée et vivante toujours . Et entière, sûre,confiante en elle-même,

       en sa force de vie, ce don  implacable qu'elle avait reçu d'un dieu

       orgueuilleux qui l'avait désignée ange de la lucidité,chiendent

       increvable, et maintenant elle allait sortir de cette chambre et

       traverser la nuit des fusils, la longue nuit qui précédait la

       délivrance .

 

           Quatrième de couverture :

 

                Comment font les autres, tous ceux qui ne

                meurent pas d'amour .

                

 

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Maya Lou Couture - dans Lectures .
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