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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:40

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Extraits de :

 

  L'Ombre du vent

     Carlos Ruiz  ZAFON

 

 

                                             

                                                                                  Mon père hocha la tête d'un air sombre et avala sa soupe en silence .

C'était un homme réservé qui, même s'il n'en parlait jamais, vivait dans le passé . J'avais grandi dans la conviction que ce long ralenti de l'après guerre, un monde de monotonie, de misère et de rancoeurs cachés, était aussi naturel que l'eau du robinet, et que cette tristesse muette qui suintait des murs de la ville blessée était le véritable visage de son âme . L'un des pièges de l'enfance est qu'il n'est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir . Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d'elle, les blessures du coeur sont déjà trop profondes .

 

 

      La journée était splendide, avec un ciel bleu vif et une brise pure et fraîche qui sentait l'automne et la mer . Ma Barcelone préférée a toujours était celle d'octobre, lorsque nous prennent des envies de promenades et que nous nous sentons mieux rien que d'avoir bu l'eau de la fontaine des Canaletas qui, ces jours-là, miracle, n'a même plus le goût du chlore .

 

 

            -Méchants, non, rectifia Firmin. Imbéciles, ce qui n'est pas la même chose. La méchanceté suppose une détermination morale, une intention et une certaine réflexion. L'imbécile, ou la brute, ne s'attarde pas à réfléchir ou à raisonner. Il agit par instinct, comme un boeuf de labour, convaincu qu'il fait le bien, qu'il a toujours raison, et fier d'emmerder, sauf votre respect, tout ce qu'il voit différer de lui, que ce soit par la couleur, la croyance, la langue, la nationalité ou, comme dans le cas de M. Federico, la manière de se distraire.

En fait, le monde aurait besoin de plus de gens vraiment méchants et de moins de simples crétins ...

 

 

 

4 ème de couverture :

 

   Dans la Barcelone de l'après- guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon -Daniel Sempere, le narrateur-dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés .

L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers . Là, li rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entra^ner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville " : l'Ombre du vent .

Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Riuz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie .

 

 

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commentaires

L

J'adore ce livre, c'est l'un de mes préférés si ce n'est pas mon livre préféré !
(d'ailleurs je suis un peu inquiète... Je l'avais passé à mon copain et j'ai rompu il y a peu de temps et je n'ai toujours pas mon livre. J'espère que je vais le récupérer !)

Joli article, je reviendrais ;)
Bonne continuation !!


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